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Guillaume Désanges / 8 rue Perdonnet 75010 Paris, France
info@guillaumedesanges.com

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Guillaume Désanges is a free-lance curator and art critic, founder and director of Work Method, a Paris based agency for artistic projects. He organizes international exhibitions projects and lectures.

Latest projects : There was a time in the Past where the Future was Present (2015, Museum of Art and History, Saint-Denis, Paris), Ma’aminim, The Believers (2015, Museum of Art and History, Saint-Denis & Tranzitdisplay, Prague, Czech Rep.), “Ballistic poetry” (2016, La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Bruxels), L’esprit français, Countercultures, 1969-1989 (2017, La maison rouge - Fondation Antoine de Galbert, Paris), The enemy of my enemy (2018, Palais de Tokyo,Paris)


Guillaume Désanges est commissaire d’exposition et critique d’art. Il dirige Work Method, structure indépendante de production. Il développe internationalement des projets d’expositions et de conférences.

Derniers projets : There was a time in the Past where the Future was Present (2015, Museum of Art and History, Saint-Denis, Paris), Ma’aminim / Les Croyants (2015, Musée d’art et d’histoire, Saint-Denis & Tranzitdisplay, Prague, Rep. Tchèque), Poésie Balistique (2016, La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Brussels), L’esprit français, Countercultures, 1969-1989 (2017, La maison rouge - Fondation Antoine de Galbert, Paris), L’ennemi de mon ennemi (2018, Palais de Tokyo,Paris)




>> NOW, TO COME / AUJOURD’HUI, A VENIR

ENGLISH

JACQUELINE MESMAEKER

EXHIBITION FROM FEBRUARY 1st TO MARCH 30, 2019

OPENING THURSDAY JANUARY 31, 2019, FROM 6 P.M. TO 9 P.M.

LA VERRIÈRE, BRUXELLES
50, BOULEVARD DE WATERLOO
FROM TUESDAY TO SATURDAY, 12 A.M.-6 P.M.
FREE ADMISSION

For the final instalment of the ‘Ballistic Poetry’ season, launched in 2016 at La Verrière – the Brussels art space of the Fondation d’entreprise Hermès – curator Guillaume Désanges presents a solo exhibition by Belgian artist Jacqueline Mesmaeker.

Since the mid-Seventies, following her early career in fashion, architecture and design, Jacqueline Mesmaeker has forged an understated, highly original body of work combining installation, drawing, film, sculpture, photography and artist’s books. Based on experimental protocols exploring figuration and looking, Mesmaeker’s analytical approach is expressed in forms rooted in the world of literature and poetry, incorporating references to Lewis Carroll, Mallarmé, Herman Melville and Paul Willems. Her rarefied, precise work is minimal, sometimes to the brink of non-existence, but proliferative nonetheless, taking possession of the available space, and playing with its real and symbolic architecture to reveal its structures, force lines and fault-lines, subverting perspectives or correcting them with the lightest of touches. From pink fabric marking the interstices of a domestic setting to an impenetrable glasshouse that serves as a support for the projection of films, microscopic drawings springing from irregularities in the surface of a wall, and multi-screen cinematic experiences presenting a football match, or images of birds in flight, Jacqueline Mesmaeker’s work effects surreptitious, clandestine interventions in the real world, based on close attention to detail and imperceptible situations and occurrences, operating on a sliding scale of visibility and invisibility.

Guillaume Désanges
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Press Release

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FRANÇAIS

JACQUELINE MESMAEKER

EXPOSITION DU 1er FÉVRIER AU 30 MARS 2019

VERNISSAGE JEUDI 31 JANVIER 2019, DE 18H À 21H

LA VERRIÈRE, BRUXELLES
50, BOULEVARD DE WATERLOO
DU MARDI AU SAMEDI, 12H-18H
ENTRÉE LIBRE

Pour le dernier volet du cycle « Poésie balistique » initié en 2016 à La Verrière, l’espace bruxellois de la Fondation d’entreprise Hermès, le commissaire Guillaume Désanges présente une exposition personnelle de l’artiste belge Jacqueline Mesmaeker.

Depuis le milieu des années 1970, après des débuts dans la mode, l’architecture et le design, Jacqueline Mesmaeker développe une œuvre aussi discrète qu’originale, mêlant installations, dessins, films, sculptures, photographies et éditions. Partant d’intentions analytiques et de protocoles expérimentaux liés au regard et à la représentation, ses formes restent ancrées dans un univers littéraire et poétique, incluant des références à Lewis Carroll, Mallarmé, Melville ou Paul Willems. Minimal, parfois proche de la disparition, ce travail rare et précis n’en est pas moins proliférant. Il s’empare volontiers de l’espace, jouant avec l’architecture réelle et symbolique dont il révèle les structures et les lignes de force, mais aussi les failles, en déjoue les perspectives ou vient les corriger par touches délicates. Du tissu rose soulignant les interstices d’un lieu domestique jusqu’à une serre impénétrable support de projection de films, des dessins microscopiques à partir des anfractuosités des murs jusqu’à des dispositifs de cinéma multi-écrans présentant des plans d’oiseaux en vol ou une partie de football : c’est à partir d’une attention portée aux détails, aux incidents et aux situations imperceptibles que l’œuvre de Jacqueline Mesmaeker s’insère dans le réel de manière subreptice et clandestine, opérant à différentes échelles de visibilité et d’invisibilité.

Guillaume Désanges
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Dossier de presse

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>> NOW / AUJOURD’HUI

SPOLIA
UN PROJET DE GUILLAUME DÉSANGES ET MOUNTAINCUTTERS

EXPOSITION DU 13 OCTOBRE 2018 AU 6 JANVIER 2019

AVEC (SOUS RÉSERVE) : MOUNTAINCUTTERS, ETEL ADNAN, CADA (COLECTIVO ACCIONES DE ARTE), DANIÈLE ALLEMAND ET STÉPHANE GÉRARD (INITIATEUR DE L’ATELIER PHÉNOMÈNES), MANUEL JOSEPH, L’ART DU KINTSUGI (CATHERINE ALGOET/MOUNTAINCUTTERS), MOONDOG, PIER PAOLO PASOLINI, W.G. SEBALD, CHRISTOPHE TARKOS, ETC.

LE GRAND CAFÉ - CENTRE D’ART CONTEMPORAIN, SAINT-NAZAIRE
PLACE DES 4 Z’HORLOGES
OUVERT TOUS LES JOURS SAUF LUNDI ET JOURS FÉRIÉS DE 14H À 19H ET LE MERCREDI DE 11H À 19H
ENTRÉE LIBRE

Photo : mountaincutters, Saint-Nazaire, 2018

Première exposition du cycle « Généalogies fictives » proposé par le commissaire Guillaume Désanges à l’invitation du Grand Café - centre d’art contemporain, Saint-Nazaire

« Under construction, everything is only half complete. In ruins, all is complete. »
Le Prince, Béla Tarr, Les Harmonies Werckmeister, 2000

Identité hybride, le jeune duo mountaincutters pratique la sculpture in situ, contaminant radicalement l’espace des lieux où il / elle expose. En écho à cette identité trouble répond une incertitude esthétique, qui privilégie les situations transitoires et les formes inachevées pour des compositions a priori fortuites, à la beauté sauvage. Matériaux corrompus et objets salis, poussière, terre et rouille envahissant surfaces et sols, dalles de bétons brisés, céramiques grossières, eau en circuit continu, les installations de mountaincutters sont des traces d’activités improbables, suspendues entre construction et destruction, architecture et archéologie, s’apparentant parfois à un chantier abandonné. Un caractère brut, pour ne pas dire brutal, dont l’« informe » suscite une part de doute et de malaise, mais aussi une certaine fascination pour la ruine. Cette aridité manifeste ne masque pas la rigueur ni la précision de compositions discrètement théâtralisées, voire spectaculaires, qui impliquent toujours une activité « en creux ». De fait, tout ici résonne d’un corps absent, dont les sculptures seraient les prothèses, appendices rudimentaires et insuffisants figés dans une logique fonctionnelle dont la finalité nous échappe. Et si c’était une scène de théâtre, ce serait celle de la tragédie, ou plus précisément de ses résurgences à l’ère industrielle. De fait, la pratique sculpturale de mountaincutters a quelque chose de littéraire. Elle s’accompagne d’un travail d’écriture, poésie brute rédigée à la première personne, qui ouvre un pendant organique aux structures matérielles. Parfois, c’est la présence de photographies argentiques qui engage des amorces de narration. Dès lors, c’est un insondable mystère qui se dégage de cette « œuvre », qu’on entend ici au double sens étymologique de travail et d’opera, c’est-à-dire lié à la peine, à la modification des corps, mais aussi à l’énigme de la création. Le projet d’exposition Spolia propose de déplier le travail des mountaincutters à travers une vaste installation qui inclue des productions nouvelles (dont des sculptures, dessins, vidéos), mais est aussi le réceptacle d’autres formes : films, objets, textes, documents, œuvres, etc., choisis par le commissaire et les artistes en écho à leur travail. Des peintures de Etel Adnan aux artefacts produits pour la réplique de la grotte Chauvet, de la démarche poético-politique de Pasolini à la musique expérimentale de Moondog, en passant par la poésie de Christophe Tarkos ou de Manuel Joseph, ces éléments hétéroclites forment une sorte de « généalogie fictive » déployée dans l’espace. Une zone de tension sourde qui laisse percer à sa surface, comme par capillarisation, des vestiges refoulés. Le titre de cette exposition à la fois collective et individuelle, Spolia, est tiré d’un mot latin qui désigne en architecture l’utilisation d’un fragment d’un ouvrage existant pour l’intégrer à un nouvel ensemble. Les origines troubles de cette pratique selon les époques et les lieux, entre nécessité, hommage et exhibition dominatrice du bien « spolié », sied parfaitement au caractère foncièrement archéologique du travail des mountaincutters et au caractère hybride de ce projet en particulier. En amont de l’exposition, les artistes ont effectué des recherches à Saint-Nazaire et ses alentours, puisant dans les ressources industrielles, mais aussi historiques et sensorielles des lieux. L’ensemble forme donc une sorte de « méta exposition » ou œuvre d’art totale, qui permet d’appréhender de manière élargie leur œuvre, mais aussi les fantômes qui la hantent. Il y est notamment question de destruction, de fusion, de fossiles, de tragédie, de réparation, de poésie et de politique, mais saisis dans un système non discursif, qui relève plutôt de l’ineffable, voire littéralement de l’« innommable », soit : ce qui se refuse à être nommé.

Guillaume Désanges

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Remerciements : Amaury Cornut, Philippe Durand, Stéphane Gérard, Wolfgang Gnida, Jean-Marc Prévost

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Communiqué de presse